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24 mai 2008

Pour entrer dans le deuxième monde


Vous mettez dans le grand mixer à histoires les vieilles légendes scandinaves (celles des montagnes et des forêts glacées, des dieux jaloux, des trolls et des nixes) et de la bonne science-fiction des années 80 avec humains expatriés, télékinésie et voyages intergalactiques.
Liez bien le tout avec la merveilleuse plume de Van Hamme. Vous en faites un délicieux nappage que nous appellerons contexte.

Vous saupoudrez épisodiquement d'allusions à la grande histoire humaine de l'an mille... Selon les régions où vous promenez votre héros, ce seront les civilisations précolombiennes, ou le monde féodal européen.

Tout ceci pour accommoder les aventures d'un seul homme. Courageux mais sensible, malin mais parfois rugueux, guerrier toujours mal rasé, Thorgal est parti de rien mais il ira très loin !
« Ton existence n'est pas inscrite dans les lignes essentielles tracées de toute éternité pour les hommes de la Terre », et ce n'est pas moi qui le dis, c'est la Déesse Sans Nom...

En accompagnement, un peu de sucré dans ce monde de brutes : sa petite famille, son univers. Pour épicer le tout : l'aventurière sans scrupules qui l'arrachera un temps aux siens, j'ai nommé la flamboyante Kriss de Valnor.
Ajoutez le goût salé de la mer et du sang, et l'amertume des remords.

Façonnez des péripéties et laissez-les refroidir. Elles doivent être moelleuses au centre et croquantes sur les bords. Moelleuses sous le divin dessin de Rosinski, et croustillantes de dangers et de combats.

Régalez-vous, il y a de quoi. 29 albums goûteux répartis en plusieurs cycles, assortis d'albums flash-back et d'aventures indépendantes. Des heures de dégustation, et contrairement aux cookies, quand on a fini le plat on peut tout recommencer.


¤Capuche¤

21 avril 2008

Note à peu de frais...

...Un fan-art de Kookabura: -Chubb-
Bonus Track: "Get over it" Ok go

18 avril 2008

Sunshine [Danny Boyle]

Sunshine a tous les éléments typiques du film de SF lambda :
L'équipe de scientifiques, quelques hommes sur qui repose l'avenir de l'humanité.
Les avaries en chaîne qui affectent le vaisseau : en premier lieu, le manque d'oxygène.
Le signal de détresse provenant d'un vaisseau qu'on croyait disparu.

Il paraît, en plus, que ce film fait constamment référence à de grosses pointures (que je n'ai pas vues) comme 2001 l'Odyssée de l'espace ou Alien.
La biologiste asiatique responsable des serres et pour qui la Végétation devient une nouvelle religion me fait surtout penser à Mars la Rouge, le (fort bon) livre de Kim Stanley Robinson.

Mais c'est la force de Danny Boyle de ne pas s'écarter d'un pouce des sentiers battus (et même, ok, des clichés) pour en faire une sorte d'exercice de style, vraiment enthousiasmant.

C'est le cas ici. La photographie du film est une réussite (bains de lumière, sorties dans l'espace, les longues coursives du vaisseau...)
La violence n'est jamais gratuite... Les enchaînements du scénario et les dialogues sont bien menés. Et la bande-son ne gâche rien.

Et puis, bon, j'ai beau faire ma critique objective, si j'ai regardé le film c'est au départ uniquement pour :

qui ne démérite pas du tout, au final ! L'acteur fétiche de Boyle sait vraiment jouer n'importe quoi sans en faire trop...
Cillian est donc au top dans le rôle du jeune ingénieur terrifié par une responsabilité trop lourde pour lui.

¤Capuche¤

15 avril 2008

Petit poulpe bleu

Un monde comme tant d'autres dans l'univers de la science-fiction contemporaine :
> des humains télépathes,
> des guerres imminentes
> et un bestiaire inventif.





Mais avec Paty au pentel et Ange aux méninges, ça fonctionne plutôt pas mal.



Sur la planète Lilith, la télépathie est donc d'usage. Pour ne pas abîmer les jeunes neurones des enfants, on leur couvre le crâne d'un petit mammifère local, tentaculaire et bleu, capable de bloquer les ondes cérébrales.
Les filles, du moins. Les garçons sont parqués dès le berceau dans les fermes à mâles où ils travailleront jusqu'à leur mort (précoce), pendant qu'indifférentes à leur sort, les guerrières de Lilith s'inquiètent d'une possible attaque venue de l'espace.










Oui à : la colo soignée à base de bleu-vert, les coiffures rasta-futuristes, l'idée d'un fanatisme féministe.
Bâclés : certains dialogues et la plupart des scènes de combat.

[Kookaburra Universe t. 2 et 3]
¤Capuche¤