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21 août 2008

Fzzzzzzzwwzzz... TUNK

Aujourd'hui, lecteur, nous allons parler de:
a- la recette de la pate à gaufre
b- le dopage au épreuve de tir au pistolet
c- des holoturidés
d- de Robin des Bois
e- ne sait pas
f- mange un concombre,puis est parti faire pipi et se laver les mains
g- s'en contrefout

(il est impératif de donner votre réponse dans les jolis commentaires que l'on aime lire relire et épingler au mur).

Si vous avez voté, vous pouvez continuer à lire. sinon allez voter.

Sans plus de suspense, et si vous avez voté, entamons la partie culturelle de ce post et parlons de robin des bois le mal nommé. En effet, si vous avez toujours cru que Robin Hood signifiait littéralement Robin des Bois, attention, Julien Lepers peut venir vous taper sur les doigts puisque cela se traduit par capuche! (comme le nom du blog où vous venez de laisser un commentaire! sans vouloir insister!)Continuons à détruire les belles illusions de notre enfance : dans la version originelle, Robin était un manant et sa mie Marianne, quant à elle, n'existait point... Par contre, Little Sean/John/Jean existait déjà, sauf qu'il n'était pas petit, mais jeune (non, nous ne nous droguons pas encore, mais le traducteur de la pastourelle anglaise, si.)

Robin a été successivement interprété par: un Errol Flynn en collants verts, un Kevin Costner rescapé des croisades, un renard, James Bond 1e du nom, et, plus récemment, par un jeune anglais qui conserve du coton dans ses joues.


Entre deux concours de tir à l'arc, Robin des Bois a fait la revanche des gueux, a eu de joyeux compagnons, a été don juan, a fait mumuse avec une flèche noire, a relevé un défi, a fait un serment, a eu des copains pirates, a été une fusée, a été magnifique, a fait du karaté et a eu des aventures galantes dans l'ordre de ses adaptations au cinéma.

Une vie bien remplie, ceci avant d'être, selon certaines sources, le premier partenaire de Batman.

Bonus track (seulement pour ceux qui ont voté) : le bruit de la flèche.

30 mai 2008

Le cristal est donc magnétique. Si, si.

Il était une fois Indiana Jones. Il y a quelques années, lorsqu’il avait moins de cheveux blancs, il faisait une légère obsession sur les reliques, peu importe leur provenance, peu importe les dangers à affronter pour les sauver de cruels allemands/français/toutes-les-nationalités-sauf-américaine qui les auraient utilisé pour plier l’humanité à un vil dessein (ici, cher lecteur, vous pouvez apprécier l’effort de vocabulaire). Dans l’ordre, Indy a quand même retrouvé l’arche d’alliance pour sauver le monde, une pierre indoue (malgré le dindonneau blond qui l’accompagne tout au long de sa quête) pour sauver l’Inde et ses charmants environs et le Graal (mais bon il était un peu aidé par James Bond) pour sauver son Papa (et le monde aussi).

Aujourd’hui, Indiana, ex agent double de la CIA, résiste à des explosions nucléaires -ce qui nous laisse penser que lorsque la fin du monde viendra, il ne restera sur terre qu’Indiana Jones et les cafards- à des fourmis tueuses d’hommes, au KGB, à la CIA, aux super pouvoirs d’un crâne qui grille le cerveau, aux petits hommes verts, au longues courses dans la jungle, j’en passe et des meilleures. Indy, feu coureur de jupons, se transforme en mari et père (d’un fiston qui lui crève l’écran entre nous soit dit) qui ne pleure plus sur d’inestimables reliques détruites. A sa décharge, Indy semble avoir été conservé dans du formol (sauf les cheveux) puisqu’il galope encore comme un jouvenceau poursuivi par une méchante russe qui a pour but de savoir ; on ne sait pas très bien quoi, mais elle veut absolument le découvrir pour contrer l’offensive américaine ce qui suggère qu’elle cherche l’ingrédient secret du coca.

Un film bien propre et bien américain, avec de beaux plans de la bannière étoilée, où Shia LaBeouf (prononcez comme vous voulez/pouvez) apprend à faire comme Tarzan dans la jungle, où Harrison Ford n’a rien perdu de se superbe, où Cate Blanchett roule les r, où Spielberg est encore trop fort mais qui parle d’extraterrestres et ça c’est bien dommage.

Au prochain épisode, comment détester les nouveaux starwars, la nouvelle recette des Mars et tout ce qui dénature la saveur de nos madeleines de Proust, bref comment rester un vieux con comme moi.

Bonus Track : un vieux Rolling Stones "Get off my Cloud"
-Chubb-

18 avril 2008

Sunshine [Danny Boyle]

Sunshine a tous les éléments typiques du film de SF lambda :
L'équipe de scientifiques, quelques hommes sur qui repose l'avenir de l'humanité.
Les avaries en chaîne qui affectent le vaisseau : en premier lieu, le manque d'oxygène.
Le signal de détresse provenant d'un vaisseau qu'on croyait disparu.

Il paraît, en plus, que ce film fait constamment référence à de grosses pointures (que je n'ai pas vues) comme 2001 l'Odyssée de l'espace ou Alien.
La biologiste asiatique responsable des serres et pour qui la Végétation devient une nouvelle religion me fait surtout penser à Mars la Rouge, le (fort bon) livre de Kim Stanley Robinson.

Mais c'est la force de Danny Boyle de ne pas s'écarter d'un pouce des sentiers battus (et même, ok, des clichés) pour en faire une sorte d'exercice de style, vraiment enthousiasmant.

C'est le cas ici. La photographie du film est une réussite (bains de lumière, sorties dans l'espace, les longues coursives du vaisseau...)
La violence n'est jamais gratuite... Les enchaînements du scénario et les dialogues sont bien menés. Et la bande-son ne gâche rien.

Et puis, bon, j'ai beau faire ma critique objective, si j'ai regardé le film c'est au départ uniquement pour :

qui ne démérite pas du tout, au final ! L'acteur fétiche de Boyle sait vraiment jouer n'importe quoi sans en faire trop...
Cillian est donc au top dans le rôle du jeune ingénieur terrifié par une responsabilité trop lourde pour lui.

¤Capuche¤